12 juillet 2013

Société

Suite à l'article de Télérama à propos des Graphistes en colère, 
un second article a été posté avec un résumé des réactions. 
Ci-dessus le visuel de conclusion, il résume parfaitement la situation dans le graphisme et dans beaucoup d'autres corps de métier.
ce visuel a été réalisé par ©JoliesBobines

J'aimerai pouvoir travailler gratuitement, mais il faudrait que les règles soient les mêmes pour tous et que tout soit gratuit. Mais pour un certain nombre de raisons cela n'est pas, n'est plus ou pas encore possible aujourd'hui, dans une société anonyme ivre de vitesse et de rentabilité.

Rentabilité : le client souhaite trop souvent payer le moins cher possible et ce quelque soient ses moyens financiers ; le prestataire sachant cela exerce une pression sur ses fournisseurs et ainsi de suite. Le résultat final ne pouvant être miraculeux, nous voilà avec de mauvaises affiches, des plats surgelés, des vêtements d'une durée de vie limitée, les bâtiments mal conçus...

Vitesse : ce travail de plus en plus mal fait n'est pas seulement dû à ce désir de rentabilité, mais aussi à ce besoin de vouloir changer d'apparence régulièrement, de se croire et de se vouloir unique, de changer son environnement domestique au gré des modes.
Pour reprendre et paraphraser en une unique phrase deux immenses écrivains que sont Rabelais et Henri Miller
"Arrêtons d'être des moutons de Panurge. Arrêtons-nous et regardons le monde tourner"